Prix des Lycéens allemands 2006
Rencontre avec Mikaël Ollivier le 12 janvier 2006 à l'Institut Français de Hambourg
De Mathias Alt et Lars-Philip Oloff
(GK Französisch, 12. Jahrgang)

Le jeudi 12 janvier 2006, nous avons rencontré Mikaël Ollivier
à l’Institut français de Hambourg. Après
une lecture avec Anne-Laure Bondoux au lycée
Carl-Jacob-Burckhardt à Lübeck, c’était la
deuxième fois que nous avons fait la connaissance d’un
écrivain dans le cadre du « Prix des Lycéens
allemands ».
D’abord,
M. Ollivier nous a donné quelques informations sur lui-même.
Mikaël
Ollivier, né en 1968, est un auteur qui n’a pas commencé
sa carrière avec la littérature. Après avoir obtenu son
bac, il décide de travailler dans le métier d’assistant
de production et il écrit des scénarios pour la
télévision et le cinéma.
A 25
ans, en 1993, Mikaël Ollivier décide d’être un
« vrai » auteur. Mais ses premiers romans sont
refusés par les maisons d’édition. Malgré cela,
il continue d’écrire et de créer des nouveaux mondes.
Et quelque temps plus tard, le succès arrive aussi à
Mikaël Ollivier.
Ses
textes pour les adultes ont – comme ses romans pour la jeunesse –
un style très caractéristique et peuvent faire les
lecteurs rire mais aussi penser. Dans ses romans, il s’intéresse
pour les problèmes des lecteurs. Il connaît les problèmes
de la jeunesse: le divorce des parents, l’amour, la beauté…
Quelques-unes de ses
publications sont :
- L’Ombre de Mars
(avec son co-auteur Raymond Clarinard en 1997)
- La vie en gros (2001)
- Star-crossed Lovers
(2002)
- Mange tes pâtes !
(2003)
- E-den (avec Raymond
Clarinard, 2004)
Cependant,
le point essentiel de cette rencontre, c’était la
présentation de quelques œuvres choisies. Lors de sa première
tournée en Allemagne en 2003, on lui avait demandé à
Düsseldorf de lire un passage d’un de ses livres. Lire des
extraits vis-à-vis des élèves, c’était
quelque chose de nouveau pour Monsieur Ollivier. Ce n’était
pas la coutume en France, mais grâce aux expériences
gagnées en Allemagne, il procède de même
maintenant en France.
Parmi
toutes ses oeuvres, « E-den » était la
plus traitée. L’histoire de ce livre de science fiction se
déroule dans un avenir proche près de Paris. Il n’y a plus
de voitures privées, on travaille sur Internet et il existe un
état européen. Goran, un garçon de quinze ans,
essaie de sauver la fille d’un politicien important, Mélanie,
qui se trouve dans un état comateux après avoir pris
une nouvelle drogue. Cette drogue électronique s’appelle
E-den et contient des nanorobots qui créent un monde
paradisiaque. En consommant cette drogue, Goran entre dans ce monde
pour rencontrer la jeune fille.
Après
avoir lu un petit extrait de ce livre, M. Ollivier nous a donné
quelques raisons pour lesquelles il veut critiquer notre époque :
Pour acheter la drogue, Goran se rend à Chartres, une ville
déchue. Avec ce détail de l’histoire, Ollivier veut
attirer l’attention sur la tendance de résoudre les
problèmes existant entre notre société et les
marginalisés dans les grandes métropoles, en
écartant simplement ces gens à la campagne.
En
plus, M. Ollivier nous a présenté des parallèles
entre l’histoire et sa vie. Comme les grands-parents de Goran,
Mikaël Ollivier était né et élevé en
Bretagne. Cependant, il n’a jamais personnellement expérimenté
avec des drogues, bien qu’il connaisse des gens qui l’ont fait.
Comme
ce texte-ci, « E-den » était aussi
écrit à deux mains, cela veut dire par les deux
auteurs Mikaël Ollivier et Raymond Clarinard. Donc, Monsieur
Ollivier nous a parlé des expériences qu’il pouvait
gagner pendant la co-écriture. Il nous a rapporté
qu’on « n’est plus le seul maître »,
qu’il faut coopérer et mener une chose à bout. En
même temps, on doit accepter les particularités et les
manières de comprendre de l’autre auteur. Mais quand même :
Si l’on arrive à tolérer ces restrictions, on profite
d’avantages immenses : On recourt à beaucoup plus
d’idées et on écrit plus vite.
D’ailleurs,
M. Ollivier a lu un passage de « La vie en gros ».
« Liebe, Quark und Schokotorte » est le titre
allemand de ce livre et a été traduit d’une façon
très libre parce qu’il n’a rien à voir avec
l’original français.
Ce
livre traite de Ben, un garçon obèse qui tombe amoureux
de Claire, une jolie fille et copine de classe. Avec ce livre,
Ollivier, qui lui-même n’était pas élancé
non plus, décrit d’une façon très humoristique
les problèmes typiques des adolescents obèses dans la
piscine, par exemple.
Quant
à ce livre, M. Ollivier nous a raconté aussi quelques
informations complémentaires. A la fin, Ben et Claire forment un
couple. Donc Mikaël Ollivier a reçu beaucoup de lettres de
la part de ses lecteurs par lesquelles ils voulaient savoir si les
deux resteraient ensemble pour toujours. Pour répondre à
ces lecteurs, M. Ollivier a intégré une allusion dans
une de ses autres œuvres : Dans « E-den »,
les grands- parents de Goran s’appellent Ben et Claire……
Une
autre œuvre de l’auteur de livres jeunesse est « Celui qui
n’aimait pas lire » (2004). Ce livre est
autobiographique : Lycéen, Mikaël Ollivier n’aimait
pas lire non plus.
A la
fin de la rencontre, Ollivier a lu le livre entier « Mange
tes pâtes » (2003), qui fait partie de la
littérature enfantine et est écrit d’une façon
simple mais quand même très divertissante. Dans ce livre,
il est question d’une fille qui s’appelle Emma. Après la
mort de son grand-père, Emma commence à poser des
questions. Etant donné que les réponses de ses parents
sont peu satisfaisantes, la jeune fille cherche d’autres
explications. Malgré la structure et les mots simples, ce
livre est plaisant et très philosophique. A ce propos,
Ollivier nous a expliqué que comme auteur pour la jeunesse, la
simplicité est le meilleur talent. Il faut travailler son
style. Pour lui, un livre pour les enfants est une réussite
quand les adultes le lisent aussi avec amusement.
Avant d’avoir commencé à écrire des livres, Mikaël Ollivier a écrit des scénarios pour
des films, par exemple pour « Maldonne », qui a
été diffusé sur TF1, le 1er février 2006.
Pour conclure, la rencontre en
petit comité avec cet auteur était une expérience
qui n’arrive qu’une fois !! Mikaël Ollivier était toujours
ouvert à toutes nos questions et a toujours répondu d’une
manière très personnelle gardant un contact visuel
permanent. Même après la lecture finie, on pouvait avoir
une conversation privée et s’entretenir sur notre forum auquel
il participe aussi. Avoir des relations directes avec les jeunes, c’est
quelque chose de très important pour cet homme.
Mathias Alt et Lars-Philip Oloff
10/02/2006
Mikaël Ollivier en dédicace à l'Institut français de Hambourg

Avec des élèves de Lübeck et de Hambourg

«E-den», de Mikaël Ollivier et Ramond Clarinard, Ed. Thierry Magnier, Paris 2004.
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