Fachbereich Französisch
Prix des Lycéens allemands 2006
Rencontre avec Anne-Laure Bondoux
le 9 décembre 2005 à Lübeck
Le vendredi
9 décembre 2005, notre cours de français a
écouté une lecture réalisée par Anne-Laure
Bondoux au lycée Carl-Jacob-Burckhardt à Lübeck.
Elle est l’une des auteurs ayant remis 5 livres dans le cadre du Prix
des Lycéens allemands, auquel notre cours participe.
Domiciliée
dans la région parisienne, la jeune écrivaine de 34 ans
nous a d’abord raconté quelques détails de sa vie. A
l’âge de 10 ans, elle a commencé à écrire
pour sa petite sœur. Quand elle avait 18 ans, ses premières
histoires ont été éditées. Son premier
livre suit 10 ans plus tard. Lors de cette rencontre, Anne-Laure
Bondoux nous a présenté son 4ème livre
« La vie comme elle vient ». En France, de telles
rencontres sont monnaie courante, et on a pu en constater les effets
bénéfiques, c'est-à-dire qu’on fait la
connaissance personnelle de l’auteur et qu’on peut voir les liens entre
la biographie de l’auteur et son œuvre.
Le roman
« La vie comme elle vient » traite de deux sœurs
de 20 et 15 ans. Après que leurs parents avaient
été victimes d’un accident mortel, Mado est
laissée à la garde de sa sœur Patty.
Patty
tombe enceinte et donc les deux ont peur que l’office de protection de
la jeunesse la prive de la garde. Dans la maison de vacances en
Ardèche, Mado se glisse dans le rôle d’une sage-femme et
accouche sa soeur. Bien que Mado soit plus jeune que sa sœur, c’est
elle qui s’occupe du bébé et assume la
responsabilité, tandis que Patty s’enfuit de la maison de
vacances. Comme Patty, Anne-Laure Bondoux était aussi moins
mûre que sa jeune sœur et est tombée enceinte très
tôt pendant ses études de littérature
française.
En plus,
l’auditoire a toujours eu la possibilité de poser des questions
à l’écrivaine, par exemple sur ses habitudes de lecture.
Mme Bondoux a répondu qu’elle lisait toutes sortes de livres et
toujours lentement, au maximum quatre livres par an.
A la
question de savoir comment elle écrivait ses livres, elle a
répondu qu’elle réfléchissait longtemps avant de
commencer à écrire. Cependant, la plupart du temps n’est
pas consacrée à l’action, mais aux personnages.
D’ailleurs,
d’autres élèves lui ont demandé si elle
préférait des personnages féminins. Alors,
Anne-Laure Bondoux nous a raconté qu’elle avait toujours
inconsciemment choisi des personnages masculins avant d’avoir
écrit « La vie comme elle vient » et
qu’ainsi, elle voulait faire un signe. Sa préférence pour
des personnages masculins s’explique par le fait qu’elle voulait
toujours être un garçon quand elle était une petite
fille et qu’elle a démontré son souhait par un
comportement très dominant.
Pour
Mme Bondoux, c’était aussi important de connaître notre
opinion sur la couverture du livre et sur quelques scènes. Par
exemple, nous avons discuté si ce serait réaliste que
Mado accouche sa sœur toute seule. En outre, Mme Bondoux nous a
raconté qu’elle – secrètement - n’aimait pas non
plus la couverture, qui a été choisie par
l’éditeur . Elle nous a dit que cette couverture faisait apparaître
le livre comme un livre de grand-mère.
« Combien
d’argent est-ce que vous gagnez ? » était une
autre question de quelqu’un dans le public. Même à cette
question plus ou moins inhabituelle, Anne-Laure Bondoux a
répondu d’une façon très légère et
ouverte.
En
général, elle était très patiente avec tous
les élèves et nous a même invités à
parler allemand si nous manquions d’une certaine expression
française, car elle avait appris un peu d’allemand au
lycée.

Anne-Laure Bondoux en dédicace à Lübeck le 9
décembre pour la rencontre avec les lycéens (ici: du
lycée Thomas-Mann)
Pour
conclure, cette écrivaine s’est présentée d’une
façon très humaine, elle n’était ni superficielle
ni trop guindée. Après la lecture, tout le monde pouvait
monter sur l’estrade pour poser des questions ou prier Mme Bondoux de
signer quelques livres. Alors, ça vaut la peine d’assister
à une lecture, et surtout à une lecture tenue par une
auteur de littérature de jeunesse.
Mathias Alt
20.12.2005
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